Les bains de forêt

Balade en immersion dans la forêt

森林浴 (shin rin yoku)

Dans la tra­di­tion mais aus­si la mé­de­ci­ne mo­der­ne du Ja­pon, le bain de fo­rêt (森林浴, shin rin yoku) est une ac­ti­vi­té ré­cré­ati­ve uti­li­sée com­me mo­yen de re­pos dans l’en­vi­ron­ne­ment na­tu­rel et bé­né­fi­que de la fo­rêt.

Il main­tient et amé­lio­re la san­té afin de pré­ve­nir la dé­té­rio­ra­tion de la fonc­tion car­dio­pul­mo­nai­re. C’est une for­me de thé­ra­pie par les ar­bres, car el­le im­pli­que les phé­ro­mo­nes vé­gé­ta­les qui sont cap­tées par nos pro­pres ré­cep­teurs.

Les étu­des (ja­po­nai­ses) sur le su­jet mon­trent des ver­tus thé­ra­peu­ti­ques avé­rées sur les ma­la­dies chro­ni­ques di­tes de ci­vi­li­sa­tion (dé­pres­sion, dia­bè­te de ty­pe 2, ma­la­dies car­dio­vas­cu­lai­res, obé­si­té…) mais aus­si sur l’at­té­nua­tion des symp­tô­mes d’hy­per­ac­ti­vi­té ou des trou­bles an­xieux, et plus gé­né­ra­le­ment l’ac­crois­se­ment du bien-être et des émo­tions po­si­ti­ves.

Les au­to­ri­tés sa­ni­tai­res ja­po­nai­ses en­cou­ra­gent les bains de fo­rêt, qui sont de­ve­nus une mé­de­ci­ne po­pu­lai­re, où les pa­tients sont ac­cueil­lis dans des cli­ni­ques fo­res­tiè­res pour y sui­vre des cu­res ci­blées se­lon les pa­tho­lo­gies, en im­mer­sion to­ta­le où ils en­chaî­nent du­rant plu­sieurs jours des bains de fo­rêt, me­nés par des gui­des cer­ti­fiés. Le Japon comp­te une soi­xan­tai­ne de si­tes of­fi­ciels de bains de fo­rêt.

À l’odeur de la pluie (雨の香り, ame no kaori), nous pro­po­sons des bains de fo­rêt mé­di­ta­tifs, dont la du­rée, la fréquence et le par­cours se­ront fi­xés en fonc­tion de vo­tre état men­tal et de san­té.

Ces bains peu­vent être ac­com­pa­gnés, en fonc­tion de vos en­vies et be­soins, de sé­an­ces d’équi­thé­ra­pie, de dé­cou­ver­te des plan­tes sau­va­ges, ou d’une ini­tia­tion à la cul­tu­re et la cal­li­gra­phie ja­po­nai­se et au rap­port que les ja­po­nais en­tre­tien­nent avec la fo­rêt.

De nom­breu­ses étu­des vien­nent au­jour­d’hui con­fir­mer les bé­né­fi­ces de « sim­ples » ba­la­des en fo­rêt. Une des plus con­nues est cel­le de l’ins­ti­tut ja­po­nais « san­té et re­cher­che ».